Agile, Lean, Scrum… Au secours ! Que signifient ces méthodes d’innovation ?

Agile, Lean, Design Thinking, Design sprint, Scrum… Que ceux qui en ont déjà entendu parler, tout en pensant en connaître la signification, mais sans pouvoir en parler à la machine à café plus de 30 secondes, lèvent la main :).
Alors à quoi correspondent ces différentes méthodologies d’innovation ? Sont-elles compatibles ? Comment les mettre en place en entreprise ? On vous donne quelques clés pour y voir plus clair et briller face à la cafetière ; ou plus important : pour innover !

 

Lean, Agile, Design Thinking, ... On vous explique tout avec ce petit schéma

Agile, Lean, Design Thinking, Design sprint, Scrum : Des méthodes complémentaires

Première grande révélation : ces méthodes sont complémentaires ! Et il y a de grandes chances, à chaque fois que vous cherchez à innover, que vous les utilisiez toutes un peu. Cool. Cela signifie que si vous souhaitez suivre tout le processus d’innovation, vous devriez utiliser ces trois méthodes.

1. Le Design Thinking

“Design is not about how it looks, it’s about how it works” disait Steve Jobs.

Avec le Design Thinking, on veut résoudre des problèmes rencontrés par des utilisateurs. Et pour ce faire, on s’inspire des méthodes et de la philosophie utilisées par les designers. C’est une approche créatrice qui permet de collaborer et penser différemment.

Comment ça marche ? En général, on constitue une équipe projet pluridisciplinaire et on lui applique une méthodologie précise favorisant la cocréation avec les utilisateurs. 

Quand l’utiliser ?  Quand on cherche une solution à un problème réel. CQFD.

Quels outils utiliser ? Le dessin est central dans cette approche. Donc on va privilégier une grande surface d’expression, des post-its (et quand on dit post-its, on pense évidemment aux post-its numériques Hoylu), des murs d’expression… Bref, on opte pour les outils qui favorisent le partage de créativité, l’échange, le mapping d’une vision globale. 
Et on oublie pas en amont de préparer sa séance avec un guide d’entretiens ou tout autres éléments qui vont aider à mieux comprendre le problème et faire émerger de nouvelles idées.

Adoptez les post-it digitaux avec les murs interactifs Hoylu !

 

2. Le Lean Startup

Ever tried. Ever failed. No matter. Try Again. Fail again. Fail better disait Samuel Beckett.

Le Lean start-up est utilisé pour valider au plus tôt la pertinence d’un projet et potentiellement de le faire pivoter dans la bonne direction.  En anglais, lean signifie « maigre », « sans gras ». Cette approche s’inspire de la méthode Lean développée par Toyota dans les années 50. C’est un processus d’innovation itérative.  En bref, on y va petit à petit.

Comment ça marche ? En général, on constitue une équipe projet pluridisciplinaire et on essaie de construire un prototype le plus rapidement possible et le moins cher possible. Ensuite, on teste le prototype sur les utilisateurs et on observe  leurs réactions. Les résultats de ce test permettent de tirer des leçons, des conclusions pour améliorer le produit.
On peut alors réaliser une seconde version du proto’, la tester… Ainsi de suite !

Quand l’utiliser ?  Quand vous voulez savoir si votre produit résout un problème qui vaut la peine d’être résolu ! Le gros avantage de cette méthode est de pouvoir tester votre idée sans perdre beaucoup d’argent ou de temps.
Imaginez. Vous avez une super idée d’application. Well done. Vous passez beaucoup de temps pour la développer, vous investissez de l’argent, etc. Et quand vous sortez enfin l’application pour la tester sur quelques clients : ça ne marche pas ! Et oui, ça arrive même aux meilleurs. Les testeurs remontent énormément de problèmes concernant le concept de base de l’application et vous devez revoir les fondations de votre projet. Oui, ça me déprime rien que d’y penser. Avec le Lean, vous auriez testé petit à petit le concept & l’application sur les utilisateurs. Après ça, on ne dit pas que c’est la méthode parfaite 🙂 Elle a aussi ses inconvénients (car le concept de base peut énormément évoluer), mais elle réduit les risques.

Quels outils utiliser ? Il y a de nombreux outils méthodologiques pour mettre en place le Lean sur votre projet. Notre rôle n’est pas de vous conseiller sur telle ou telle méthode. Vous saurez mieux choisir que nous 🙂 Une fois la méthode choisie, il va falloir suivre votre projet, en équipe, peu importe la position géographique. Et là, on a le bon outil : Nureva. On vous laisse un p’tit aperçu en vidéo.

 

3. La méthode Agile (et le Scrum)

La méthode Agile permet de construire un produit ou une solution dynamique qui saura s’adapter facilement aux changements. Elle permet davantage d’améliorer les produits, de les adapter, plutôt que de créer de toute pièce un nouveau produit. Cette méthode était initialement utilisée pour construire des logiciels.

Un exemple de méthode agile est le Scrum. Il sert à organiser un plan d’actions. Le Scrum repose sur une organisation en sprint (de 1 à 4 semaines). Et je comprends votre confusion : mais alors c’est comme le Design Sprint ? Non. Mais pour rendre les choses encore plus simples qu’elles ne le sont déjà, on utilise les mêmes termes pour tous ces types de méthodologies… Une idée de génie, me direz-vous.

Quelle idée de génie !

 

Comment ça marche ? Le Scrum, comme n’importe quelle méthode agile, permet de travailler dans des groupes interdisciplinaires. Il est composé de 5 étapes.

  • Le sprint planning sert à se mettre d’accord sur l’organisation du Scrum. On liste les priorités, on s’engage sur un contenu de sprint (quels sont les objectifs à atteindre à la fin de chaque sprint) et on découpe le contenu en tâches techniques. Cela permet d’élaborer un plan d’actions avec des deadlines et des objectifs clairs pour tous.
    L’organisation est très importante dans le scrum puisque les délais sont très courts et que le travail est réalisé par des équipes interdisciplinaires qui doivent communiquer entre elles.
  • La deuxième étape du scrum est le daily. Chaque jour, l’équipe organise une réunion de 15 minutes maximum pour voir où en sont les tâches et si certains rencontrent des difficultés. Ce format court de réunion permet de traiter l’essentiel sans perdre beaucoup de temps et de tenir informée toute l’équipe de l’avancée des travaux.
    Lors du daily, vous pouvez remonter les problèmes rencontrés et vous mettre en contact avec les personnes qui pourraient vous aider pour une réunion plus approfondie si nécessaire.
  • Le grooming est l’outil principal du scrum, avec les réunions quotidiennes. Il s’agit d’afficher les tâches à effectuer ou en cours dans un tableau. Cet outil, appelé Scrum Board, permet de visualiser concrètement l’avancée des travaux. Chaque liste de tâches renvoie à une user story.  Par exemple, si vous travailler sur une application de transport, vous aurez plusieurs user stories telles que « je voudrais pouvoir suivre le trafic en temps réel » ou « je ne sais jamais comment me rendre d’un point A à un point B ». Ensuite, pour chaque user story, vous aurez une liste d’actions à effectuer, en cours ou déjà faites. Le tout est souvent écrit sur des post-it accrochés au mur. 
  • La quatrième étape est essentielle. Il s’agit du sprint review ou démo. Cette étape permet de récupérer des feedbacks sur votre prototype. Vous devez ressortir de cette étape avec les points positifs, négatifs et les axes d’amélioration de votre prototype. Les axes d’amélioration pourront faire l’objet d’une prochaine session de Scrum.
  • Enfin, il est temps de faire une rétrospective du scrum. A-t-on atteint les objectifs ? Qu’aurions-nous pu faire de mieux ? Ou différemment ? Quels obstacles rencontrés pouvons-nous éviter à l’avenir ? Etc. Prenez du recul sur le travail accompli et tirez-en des conclusions pour améliorer vos performances lors des prochaines sessions de scrum.

Quand l’utiliser ?  Quand on veut améliorer un produit ou un process.

Quels outils utiliser ? Pour les méthodes agiles ou scrum, on va vous recommander la solution Nureva pour bien suivre votre projet au jour le jour, peu importe votre position géographique. On vous remet une petite vidéo pour vous convaincre 🙂 

4. Et le design sprint dans tout ça ?

Et bien le design sprint, c’est la combinaison du design thinking et du Lean. Le design sprint a été inventé très récemment par le fond d’investissement Google où il dure généralement 1 semaine. Il comporte 5 étapes :

  • Map : cela correspond au design thinking, c’est-à-dire à l’observation des comportements de consommateurs.
  • Sketch : c’est l’étape qui consiste à fournir le plus d’idées pour répondre aux besoins relevés lors de la première étape. Ici, pas de filtre ! Utilisez toutes les méthodes de créativité à votre disposition pour faire émerger de nouvelles idées.
  • Decide : il est temps de faire une sélection des alternatives les plus adaptées en fonction de différents critères tels que leur faisabilité, leurs coûts, leur viabilité, etc.
  • Prototype : Après avoir sélectionné les alternatives les plus pertinentes, il vous faut réaliser un prototype de la ou des alternative(s). Celui-ci doit être réalisable le plus rapidement possible et à moindres frais.
  • Test : Et maintenant, il est l’heure de se lancer ! Présentez votre prototype aux clients pour connaitre leurs feedbacks et pouvoir en tirer des critiques et axes d’amélioration. On parle parfois de « Minimum Viable Product » pour désigner le produit ayant les caractéristiques nécessaires pour satisfaire les « early users » du marché afin de pouvoir récolter des feedbacks.

Si vous voulez en savoir plus sur le design sprint chez Google, on vous conseille cette conférence donnée par deux employés de Google.

Et quid de la solution digitale à utiliser pour votre design sprint ? On penche pour le mur interactif Hoylu ici 🙂

Ca y est, vous savez tout !

Maintenant que vous y voyez plus clair sur ces différentes méthodes (enfin, on l’espère), il ne vous reste plus qu’à innover !
Et si vous recherchez les bonnes technologies pour innover & créer sans limites, vous savez qui appeler 😉

Appelez-nous, on aime bien discuter de vos super projets d'entreprise !

 

*Note de fin : Les méthodes ici décrites restent très adaptables et leur définition dépend de l’entreprise ou de la personne qui la donne (oui, c’est pour ça que personne n’y comprend plus rien !). Nous avons essayé ici de vous donner notre interprétation de ces méthodologies, sans pour autant la considérer comme vérité universelle. Nous sommes maintenant ouverts à la discussion 🙂

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